Un homme de Sherbrooke fait du « terrorisme de pelouse »

Dany Baillargeon a décidé de laisser pousser des fleurs sauvages devant sa propriété malgré l'interdiction de la Ville

Ayoye
Un homme de Sherbrooke fait du « terrorisme de pelouse »

Un homme de Sherbrooke défie un règlement de la Ville en laissant pousser des fleurs sauvages devant sa résidence, rapporte Radio-Canada.

Dany Baillargeon, qui vit sur la rue Brûlé, a décidé de laisser pousser des fleuves sauvages devant sa résidence, en dépit que la Ville de Sherbrooke interdise une telle pratique.  

« Cette année, je fais de la désobéissance horticole et du terrorisme de pelouse. Je laisse les fleurs, les abeilles, les herbes folles occuper l’espace qui leur revient », a-t-il écrit sur Facebook. 

Le Sherbrookois a également apposé une affiche sur laquelle il est écrit que « Notre terrain est comme la société : on y trouve des spécimens envahissants, colorés, récalcitrants, originaux, inattendus, bizarres ou splendides. C'est la cohabitation qui rend le tout magnifique. »

Il assure également entretenir ce jardin, en arrachant les mauvaises herbes et autres espèces nuisibles. Il affirme également qu'aucune plainte n'a été déposée à la Ville. 

Toutefois, un règlement de la Ville de Sherbrooke stipule qu'un propriétaire qui fait « pousser de la végétation à une hauteur excessive de manière à causer un préjudice esthétique ou autre au voisinage » commet une infraction. 

Selon Vanessa Migliacci, porte-parole de la Ville de Sherbrooke, en entrevue avec la chaîne publique, la municipalité tolère ce genre de culture, sauf si des plaintes sont déposées. Ainsi, un inspecteur se rendrait sur place et ferait appliquer le règlement. 

« Je laisse comme ça. Si la Ville vient un jour à cause d’un règlement que j’ai mal saisi, on verra bien ce qu’il est possible de faire pour quand même maintenir cette idée-là que j'entretiens et cette autre façon de penser le gazon, le terrain, l’aménagement dans les quartiers résidentiels », explique M. Baillargeon à Radio-Canada. 

« Il va falloir tranquillement aller dans cette direction-là, car avec le réchauffement, c’est la façon de réussir à garder un peu de fraîcheur et d’humidité », croit de son côté son voisin, Denis Latendresse. 

« Moi, je la trouve très très belle, sa terrasse. Et puis, les fleurs qu’on y retrouve, ce sont des fleurs pour nourrir les abeilles domestiques, les abeilles indigènes et les bourdons. Tous ces insectes-là ont besoin de nourriture, donc personnellement, je suis bien en accord », ajoute la propriétaire de la Miellerie Lune de miel, Caroline Huppé.