Isabelle Huot revient sur ses 4 ans de violence conjugale de la part d'un « homme connu »

« C’est fou comme ça a ouvert la porte à d’autres témoignages. »

Ayoye
Isabelle Huot revient sur ses 4 ans de violence conjugale de la part d'un « homme connu »

Après avoir révélé en fin de semaine sur les réseaux sociaux avoir subi de la violence conjugale d'un homme « connu » durant 4 ans, Isabelle Huot est revenu sur cette période sombre de sa vie dans le Journal de Montréal. 

« C’est fou comme ça a ouvert la porte à d’autres témoignages. J’ai reçu plusieurs messages, dont ceux d’hommes qui disent avoir vécu la même chose », s'est étonnée la nutritionniste en entrevue avec le quotidien montréalais. 

Voici d'ailleurs ce qu'Isabelle Huot avait publié sur sa page Facebook : 

« La violence conjugale, ça nous touche toutes et tous de trop près. J'ai personnellement vécu 4 ans avec un homme violent tant physiquement que psychologiquement. Ces hommes sont si manipulateurs qu'on a du mal à les laisser malgré l'énorme souffrance que l'on vit. Cet homme connu était louangé de tous, par contre, dans l'intimité, il m'abaissait constamment, tant sur mon physique que mes performances professionnelles. En prime, le nombre de fois qu'il m'égorgeait en m'accotant au mur et qu'il passait le couteau sous la porte quand je m'enfermais dans la salle de bain... Il a fallu que je découvre sa 2e vie, et oui son autre femme officielle, pour le laisser définitivement. J'ai eu si peur en le laissant car les menaces de mort étaient quotidiennes.... » 

Elle a précisé au Journal que l'autre femme avec qui son ex vivait une histoire était également une femme qui travaillait dans les médias. La dame ignorait, à l'instar d'Isabelle Huot, tout de la double vie de son amoureux. 

« C’est un malade, un grand manipulateur ! Il a même déjà inventé avoir un cancer. Quand je l’ai laissé, il menaçait de me tuer », s'est rappelé la nutritionniste. Elle a d'ailleurs refusé de révéler l'identité de cet homme par crainte de représailles. 

Elle regrette néanmoins de ne pas avoir porté plainte aux autorités à l'époque et précise que cet homme est toujours cité comme une sommité dans le regard du public. 

« Il y a encore des gens autour de moi qui l’admirent. C’est ça les hommes violents, ce sont de beaux parleurs », déplore la nutritionniste. 

Néanmoins, elle espère que, comme elle, d'autres victimes de violence conjugale oseront quitter leur calvaire et faire leurs valises. 

« La première année, c’est la lune de miel. Puis après, quand ils savent que tu es dans leur poche, ils t’abaissent pour que tu perdes confiance en toi. C’est là que le cercle vicieux de la violence conjugale embarque », ajoute Isabelle Huot au Journal de Montréal.